Ils sont des dizaines a embarquer sur la Mer Caspienne pour apprendre le métier de marin. Durant des mois entiers, ils participent aux traversees. Baku-Turkmenbashi. Dechargement. Chargement. Turkmenbashi-Baku. Marchandises dangeureuses, produits secrets, personne ne sait. Ils apprennent a naviguer, a se reperer, a charger et a organiser…Ils suivent des etudes dans le Transport Maritime et mettent en pratique la theorie. A dix sept ans, ce sont des hommes aux coeurs d’enfants. Il y a Jusuf celui qui accuse les armeniens d’avoir vole son destin. Il y a Kali, celui qui ne cesse de regarder sur son portable televise d’odieuses images d’Alkaida qui realise des attentats. Certains apprennent l’anglais pour voyager au dela de la Mer Caspienne et d’autres ecoutent les chants d’Allah pour mieux orienter leurs pas. Et puis, il y a Shamo, celui qui ne dit rien mais qui comprend tout, celui qui semble absent tout en etant bienviellant. Ses yeux portent la tristesse du monde. Son sourire eclaire son visage avec douceur et chaleur. A la fois, candide et sage, triste et joyeux, il nous raconte l’histoire d’un Azerie qui grandit sur les chemins de la vie.