Au nord de Baku, sur les cotes de la Mer Caspienne, les sacs plastiques sont les fleurs du desert. Les vaches indolentes broutent la misere. Le soleil brulant est voile par un nuage de crasse et de poussiere. Arret routier, arret dechet. Tous les jours, des centaines de camions, de bus et de voitures vomissent leurs poubelles. Des emballages, des fruits pourris, des cacas d’hommes s’entassent chaque jour un peu plus. Au pieds de la montagne sacree du culte de Zorastre qui fait jaillir la falaise des collines assechees, la terre est malade.
Laza, un village perdu dans le Caucase, sommeille au coeur d’une nature profonde et belle. Des montagnes de crystal, des torrents impetueux, des hauts plateaux patures par les troupeaux, un ciel immensement bleu…Avec son baton polie par les annees, le vieux berger nous regardent passer. Sa sagesse se lit sur son visage. Ses yeux nous parlent de son grand age. Il nous propose de boire un the. Avec nos grosses chaussures et nos sacs rouges, nous nous sentons trop petit pour accepter. Nous sommes venu la par hasard. Nous repartons le coeur rejoui d’avoir decouvert un petit coin de paradis qui nous a fait comprendre a quel point la terre est belle lorsqu’elle est epanouie.