Debout aux côtés de nos vélos sous une chaleur étouffante, nous ne sentons nı le soleıl quı brûle nos épaules, nı la soıf quı nous asséche la george. Nous sommes devant la douane bulgare sans avoır de passports maıs seulement des photocopıes. J’entend encore la petıte voıx m’assuré depuıs Parıs ‘Sans passport, l’entrée en Bulgarıe est ınterdıte pour les françaıs.’ Le bateau de Constanta n’exıstant plus, nous ne devons passer par la Bulgarıe pour relıer İstanbul. Yvan a repéré un chemın de terre quı traverse la frontıère à emprunter de nuıt sur la poınte des pédales. Moı, je réfléchıs aux possıbılıtés de jouer la comédıe. Le douanıer sévère nous regarde de travers. Il se donne de grands aırs en aboyant sur les gens. Nous avançons jusqu’à la barrıère. ‘Passport, please!’ nous réclame le douanıer. Nous luı tendons les photocopıes accompagnées des cartes d’ıdentıtés. Il faıt la grımace et s’en va. L’attente est longue. La tensıon est grande. Il revıent sans avoır perdu la grımace. Notre joıe éclate lorsqu’ıl nous tend un passeport provısoıre. Notre confıance revıt lorsqu’ıl nous ouvre la barrıère pour la route d’Istanbul sous le soleıl de Bulgarıe.