Un beau jour, Monsieur le tabouret eu l'heureuse nouvelle de partir en velo au Tibet. Dans les sacoches, il trouva sa place mais pas son utilite. A ses cotes se logeait le sac de couchage hyper leger, tellemement leger qu'il ne rechauffe pas les petits pieds, la serviette hyper technique, tellemement technique qu'elle n'essuie pas, la pompe plus puissante qu'un compresseur et le drap a Marion qu'elle a cousut comme un avion. Monsieur le tabouret eu le plaisir de se promener a travers les cols alpins enneiges, de se faire secouer sur les chemins de graviers en Roumanie, de voyager sous la pluie de Georgie et de connaitre le froid des contreforts de l'Himalaya. Plus boulet que tabouret, il ne se doutait pas qu'on reflechissait a son destin. Allait-il finir enterrer au sommet du col de la Forclaz ou se faire adopter par une gentille famille de Turquie? Allait-il etre expedie par avion a Arenthon ou finir ses jours sous les fesses d'une vieille roumaine? Apres 7500 kms a travers les Alpes, le Caucase et l'Asie Centrale, Monsieur le tabouret etait toujours la, un peu vieilli, un peu effiloche sur les cotes, mais toujours present fier et vaillant comme au premier jour. Un petit matin, sous un beau soleil chinois, les velos se sont arretes devant un etalage. Un vieil ouighour vendait des salamandres et de serpents seches, des plantes medicinales et des remedes miraculeux. Il se passa quelquechose entre l'ancien qui soigne avec les mains et la demoiselle decoiffee. Parce qu'il lui offrit une etoile de mer, elle lui tendit le tabouret. Pour les remercier, le vieux rebouteux ne pu s'empecher de leur donner une potion a base de crapauds pour soigner leurs maux. Et c'est ainsi que le tabouret a trouve son utilite. Il finira ses jours a soulager les jambes fatiguees du vieil ouighour qui soigne les gens avec amour.