Au dessus des nuages, les velos se sont envoles. Au dessus de 4000 m, les kilometres ont defiles. Sous un ciel immensement bleu, sur une terre intensement belle, nous avons pedale entre monts et merveilles. Sur les hauts plateaux du Pamir, entre Alichur et Murghab, le vent nous a emporte. Nos yeux se sont ouverts sur un desert d’altitude, sec et aride, hostile et severe. Seules quelques nomades resistent aux intemperies en implantant leurs yourtes la ou rien ne vit. Nos yeux se sont ouverts sur des montagnes de cailloux aussi belles qu’anonymes. Endormies pour l’eternite, personne n’a jamais trouble leurs intimites. Nos yeux se sont ouverts sur un spectacle de couleurs entre le bleu du ciel, l’ocre des montagnes et la tierre sienne des vallees. A chaque heure, de nouvelles couleurs. Pour chaque instant, des paysages different. Le vent nous a emporte, le temps d’une journee, le temps d’ouvrir les yeux sur un monde merveilleux.