A la suite d'une attente de 10 heures au large du port de Turkmenbashi, nous debarquons enfin. L'air est si pur. Le ciel est si bleu. Quel contraste avec l'atmosphere crasseuse et poussiereuse de Baku! Ici, les montagnes de sable tranchent entre le bleu azur du ciel et le bleu profond de la mer. Nous rejoignons la douane le coeur envahit d'apprehensions. Nous avons tant entendu parler du Turkmenistan comme un pays ferme et cloisonne, un pays de regle et de barrieres, un pays ecrase par l'ombre d'un homme fou allie: Turkmenbashi, "le pere de tous les turkmenes". Nous penetrons le grand batiment. Du haut de leurs vingt ans, les douaniers ont perdu leurs jeunesses. Le visage ferme, le regard severe, une arme d'un cote, une matraque de l'autre, rien ne semble leur echapper. Ici, tout est codifie, organise pour chacun marche droit. Un controle de documents, une fouille de bagage, une visite medicale, rien n'ai laisse au hasard. Si! Quelle surprise de decouvrire un petit chaton jouer entre les bottes de cuires et les appareils de detections. Fragile et insouciant, il apporte a ce monde grave et codifie une touche de liberte et d'humanite.