A chaque village traversé, il y a toujours quelqu’un pour nous offire une tasse de thé. Le coeur enjoué, les jambes bien fatiguées, nous acceptons volontier. Une petite salle dans le coin d’une ruelle, un instant dans le coin d’une vie. Nous suivons notre guide qui nous invite à pénétrer. Attablés en groupes éparses, des hommes discutent. Certains jouent aux cartes, d’autres aux échecs. Les années se lisent sur leurs visages. Le vieux fourneaux nous parle de la rudesse des hivers. Je me sens de trop dans ce lieu où les femmes sont absentes. Autour d’une tasse de thé, les hommes jouent et se rencontrent à longueur de journées. Dans une tasse en forme de pétales de rose, nous faisons chanter la cuillère en pensant qu’au delà des cultures, le thé invite au partage autant pour les vieux turcs sages que pour les mamans savoyardes aux doux visages.