“I’m Kurdish” dit Sùrcù avec fierté avant même de se présenter. Assis sur l’escalier, il nous tend une tasse de thé. Son visage respire l’honnêteté. Ses yeux nous remplissent de douceur. Patron de la station service de Golbaisi, il habite Ankara et vient chaque jour veiller sur son équipe. Encore une fois, la langue nous fait défaut. Dommage qu’il ne puisse pas nous parler de la souffrance de son peuple qui durant plus de 15 ans lutte pour l’indépendance du Kurdistan. Dommage qu’il ne nous explique pas que le peuple kurde qui; fut le gardien des troupeaux nomades sont divisés par quatre frontières: la Turquie, l’Iran, la Syrie et l’İrak. Sı nous parlions la même langue, il nous aurait décrit la réalité d’un Terrorisme d’Etat. Parceque la Turquie refuse de laisser le moindre espace politique aux kurdes, elle étouffe l'information pour cacher des massacres, des destructions de villages, des déportations massives de populations, des assassinats de centaines de cadres et intellectuels kurdes. Il nous aurait crié à la figure que pendant que nous balladons au milieu des champs de blé, le dirigeant du Parti des Travailleurs Kurdes M Abdullah Ocalan est à la vielle de se faire assassiner. L’Etat Major Turc veut porter un coup fatal à une organisation qui mène une lutte armée depuis des années. Au lieu de nous dire tout ça, il nous invite à passer la nuit dans un bout de bouis bouis, à manger un kebab et à nous reposer autant de temps que nous le souhaitons. En regardant la pluie tombée, nous acceptons chaleureusement l’hospitalité de ce peuple en quète de libertés.