Apres une bonne sueur froide en descendant du bus, nous revoilà a pédaler sur les routes de montagnes. Les kilomètres défilent. La faim se faire sentir. Les sacoches sont vides. Il devient urgent de trouver une épicerie. Aux abords d’un village, nous nous arrêtons. Yvan reste avec les vélos pour les surveiller et moi je part a pieds pour ne pas provoquer. Je me perd dans un dédale de ruelles fait de terre et de poussières. Les maisons de pierres s’alignent les unes à cote des autres. Certaines tombent en ruines, d’autres répandent une fumée chaleureuse. Toutes ont leurs toits plats recouverts de carres de fumiers qui sèchent sous un beau soleil d’été. La saison des foins a commence. Les hommes sont aux champs. Les enfants s’amusent en riant. Une brouette, un bâton il ne faut pas grand-chose pour que le jeu devienne grandiose. Une femme voilée de la tète au pieds traverse la ruelle tel un oiseau de nuit. Ses yeux me dévisagent. Sa silhouette fantomatique me laisse sceptique. Je suis venue chercher du pain. Je n`ai trouve ni de boulangerie, ni d’épicerie. Mai, j`ai trouvé le dépaysement dans un village d’un autre age.